Les essais qui auront lieu demain (du 10 au
12 décembre) sur le circuit de Kyalami en Afrique du sud seront l'ultime
évènement Superbike de l'année 2008. Mais ils sont surtout le premier
grand rendez-vous de la saison 2009. Une saison qui s'annonce
extraordinaire avec sept constructeurs représentés officiellement en
piste, quatre Japonais et trois Européens, et plus d'une trentaine de
pilotes sur la grille.
On portera évidemment son attention sur Noriyuki Haga (Ducati) qui fera ses premiers tours de roue au guidon de la 1098R championne du monde en compagnie de son nouveau coéquipier Michel Fabrizio (Ducati).
Les deux petits nouveaux du clan Yamaha ne seront pas en reste. L'Américain Ben Spies (Yamaha) et l'Anglais Tom Sykes vont
devoir se retrousser les manches pour développer la nouvelle R1 2009.
Ils vont avoir du pain sur la planche. Tout comme les hommes de Francis
Batta, Max Neukirchner et Yukio Kagayama (Suzuki Alstare) qui
ont effectué leur première séance de tests en Australie il y a tout
juste une semaine au guidon de la version 2009 de la Suzuki GSX-R 1000.
Mais la plupart des regards se tourneront évidemment vers les
deux nouvelles marques qui intègrent le championnat du monde Superbike
l'année prochaine. D'abord BMW avec sa S 1000 R confiée aux mains
expertes de Troy Corser et Ruben Xaus (BMW). Première
véritable sortie publique de la BMW Superbike, ces tests ont une valeur
essentielle pour le constructeur bavarois qui va étalonner le potentiel
de sa machine face aux autres monstres du plateau. Ce sera aussi une
véritable révélation pour tous les observateurs présents en Afrique du
Sud et qui piaffent d'impatience de voir évoluer la belle.
C'est un peu la même chose pour le clan Aprilia avec Max Biaggi et Shinya Nakano (Aprilia). Nous allons enfin savoir ce que vaut vraiment la RSV4 que l'on annonce très performante d'entrée de jeu.Et
il est certain qu'au regard des derniers tests effectués à Valence par
le transfuge Japonais des MotoGP, la RSV4 pourrait très vite donner du
fil à retordre à la concurrence. D'autant que Max Biaggi est choyé par
le constructeur qui a rassemblé toutes les compétences techniques et
humaines qui entouraient le Romain lors de ses titres 250 dans les
années 90.