Deuxième manche du championnat du Monde d’endurance, direction Albacete, un circuit en plein cœur de l’Espagne, à 500 km au Sud de Barcelone et bien enfoncé dans les terres.
Une première pour moi qui n’avais encore jamais posé une roue sur ce tracé très sinueux et de réputation très bosselé.
Engagé pour tout le reste du Championnat du Monde d’endurance sur la moto du team LTG, c’est avec grand plaisir que je retrouvais ce team avec lequel j’avais déjà roulé au Qatar l’année précédente, une course magnifique qui s’était d’ailleurs clôturée par une très belle victoire.
C’est donc sur la 57 et avec à mes côtés Michael LALEVEE et Antony DOS SANTOS que nous partions pour les 6 heures Nocturnes d’Albacete avec un objectif certain : se rapprocher de la place du numéro un au classement général catégorie superstock et ramener si possible la victoire.
Mercredi 7 mai, c’est au petit jour que je quitte Blois en direction de l’Espagne, au programme 1700 km et une arrivée prévue pour seulement le lendemain matin.
La journée du jeudi fut réservée à l’installation du box et de l’hospitality, car à mon grand regret aucun essai n’était prévu ce jour et c’est donc à pied et sous la pluie que je pris connaissance de ce nouveau tracé.
Je découvris un circuit technique, sinueux, pas très rapide et très bosselé. Mes impressions, un circuit un peu décevant au niveau sensation car peu de vitesse de passage en courbe, une piste pas très large et peu de dégagement ; bref, pas un circuit à gros cœur comme je les affectionne.
Malgré les repères difficiles à mémorisér dû au manque de roulage, je restais concentré pour l’unique séance d’essais libres, prévue avant les qualifs le lendemain matin.
Deux séances de 30 minutes qualificatives chacune et une moyenne des trois pilotes déterminerait notre place sur la grille de départ.
Suite à une interruption momentanée de la pluie qui, jusque là, ne nous avait pas lâchée, c’est sur le sec que nous effectuons ces deux séances qualificatives. Malgré ma méconnaissance du circuit je décroche tout de même la pôle sur mes coéquipiers et notre moyenne des trois temps nous place en 16ème position pour le départ, 2ème Superstock.
La pluie refaisant son apparition, nous comptions donc sur le Warm Up pour finaliser les réglages de notre moto, mais dès le troisième tour, suite à une grosse chute, celui ci fut tout d’abord interrompu puis finalement annulé. Il faudrait donc faire avec, car la météo ne prévoyait pas d’amélioration et la pluie continuait à s’intensifier.
C’est Michael LALEVEE qui prendra le départ qui, à cause des conditions climatiques, s’effectuera sous safety car, en départ lancé. Je m’élançais donc en deuxième mais, dès le début de mon relais, une nouvelle chute oblige l’intervention du Safety car. En effet, de l’huile s’était répandue sur une grosse partie du circuit, nous obligeant à maintenir une faible allure, pendant plus de ¾ d’heure, le temps de nettoyer la piste. Sous une pluie battante et avec une température inférieure à 10°, ces ¾ d’heure me parurent une éternité et c’est frigorifié qu’il fallut repartir à l’attaque finir la dernière heure de mon relais. Après une très bonne fin de relais, je ramène la moto, au bout de deux heures, en tête des Superstock. Ce fût un relais très éprouvant car je n’arrivais pas à me réchauffer et la pluie n’était décidément pas prête à s’arrêter.
Nous gardons la tête de la course jusqu’à une 1 h 45 de l’arrivée, où une nouvelle apparition du Safety-car vient chambouler notre stratégie et nous fait perdre la première place.
Nous terminons cette course 10ème du général et 2ème Superstock avec tout de même une grosse satisfaction, ce très bon résultat nous place 2ème au Championnat du monde Superstock.
La prochaine épreuve aura lieu fin juillet à Suzuka au Japon où nous comptons bien décrocher la victoire et prendre ainsi la tête du Championnat.
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