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C’est bien tardivement que je me suis décidé à passer mon permis A.
Oh, depuis tout jeune (nannn, les dinosaures n’existaient plus) cela me titillait.
Autant l’admettre, je n’en avais pas le budget en ce temps là.
(Je vous parle d’un « deux temps » que les gens de vingt ans ne peuvent pas connaître)
Et puis, le travail, la famille, la maison…
Des occupations en veux-tu en voilà.
Mais toujours, quelque part, ce petit pincement au cœur dès que les premiers bourgeons apparaissaient en voyant, par la même occasion, fleurir les motos sur les départementales.
J’ai à ce jour 43 printemps (parlons plutôt d’hivers en ce qui me concerne) et ce n’est qu’à 30 ans que j’ai avoué ma passion de la moto à mon épouse.
Amusant comme cette dernière est la clé de mon début en moto (Je traduis pour les plus jeunes : Méga louf ma meuf, jla kif a donf)
A cette époque je parlais « 125cc », il était hors question de viser plus haut à la vue du prêt bancaire pour l’acquisition de notre maison qui restait LA priorité.
Un après midi, j’ai reçu un appel de mon épouse me signalant qu’elle avait remarqué, dans une de ces revues gratuites, une moto 125 trail avec peu de kilomètres à un prix raisonnable tout en me demandant d’aller la voir.
Elle n’a pas eu trop de fil à retordre pour me décider, le soir même, de prendre la camionnette de mon beau-père afin d’aller « jeter un œil » et de la ramener si elle me convenait.
Chemin faisant, je me jurais de ne pas faire d’achat inconsidéré.
Ce soir là je fis le retour avec une très jolie 125 Ténéré à l’arrière de la camionnette.
J’ai passé des moments de bonheur avec cette petite machine, vous ne pouvez vous imaginer à quel point.
Certes, les limites étaient vite atteintes en montagne et sur voies rapides, je me contentais donc des « petites routes et sentiers», l’autoroute qu’en cas d’absolue nécessité.
Cette année, fouillant sur le net sans intention particulière, j’ai trouvé, sur une annonce, une 750 Africa Twin à un tarif intéressant.
J’ai commencé à rêver un court instant et j’ai coupé l’ordi pour aller bosser dans mon atelier.
Ma femme passant par là et voyant mon sourire béa (j’ai toujours l’air un peu niais moi) me demanda ce que j’avais.
Franchement, je ne pensais pas que ça se lisait tellement sur ma figure et j’en fus le premier surpris.
Je lui avouais alors avoir vu une moto « comme je les aime » sur le net.
Mais sans plus ! Pas de « Ouaaaaaaa…je la veux… »
Là, comme seules les nanas peuvent nous étonner, elle me lança un :
« Tu me la montres ?» (Pour les obsédés : elle parlait de la moto)
Je me fis une joie.
J’ai donc rallumé l’ordi et cliqué sur l’annonce en question.
Elle regarda la moto et me demanda en voyant le numéro de téléphone inscrit au bas de l’annonce : « Tu veux que je l’appelle ? »
(Au fond de moi : ouiiiiiiiiiiiiiiii).
J’ai répondu « non, non, on a d’autres chats à fouetter » (alors qu’on a même pas de chat…comment je suis menteur moi y’a des jours) et je suis retourné à mes occupations.
¼ d’heure plus tard, elle refait apparition dans mon atelier et me lance une pierre à la tête…nannn, je déconne :
…et me lance :
« Patrick ? »
Moi, la réponse des plus recherchées de celui qui est en train de visser des planches en tirant la langue :
« Mmmm ? »
Elle :
« J’ai pris RDV mercredi soir pour qu’on aille la voir, ça ne coûte rien de jeter un œil »
J’étais fou de joie…je sautais partout (toujours pour les obsédés : sauter : Verbe du 1er grp. : Effectuer de petits bonds)
Le RDV avait était donné sur un parking afin que je puisse essayer la moto.
Bon…Je ne suis pas haut sur pattes, j’irais même jusqu’à dire que j’ai le pot d’échappement près du gazon, et mon petit mètre soixante quinze est réellement nécessaire pour conduire la belle. (Raaaa, première leçon du permis A : Une moto se pilote, elle ne se conduit pas)
Mais la vente fut faite et fut fête.
Maintenant, le problème était de rapatrier la moto jusque chez moi.
Sans permis, 80km…brrrrr.
Une seule solution : Super Sevenfifty ! (là la musique de Superman serait parfaite, si vous l’avez chez vous, merci de la mettre)
J’ai donc appelé Sevenfifty qui m’a fait le plaisir de me ramener MA moto avec brio (un pote à moi brio).
Quel pilote ce Sevenfifty !
Que trois chutes ! (je plaisannnte)
Ca ne m’a coûté que deux bouteilles de Ricard et un plat de nouilles.(hé hé hé…JP…si tu me lis…)
Bref, la machine une fois chez moi il me manquait un « petit quelque chose » :
LE PERMIS.
J’ai donc commencé le permis il y a peu et j’ai entraîné, par la même occasion, l’un de mes beaux frères dans cette grande aventure.
Je ne vais pas répéter ce que j’ai déjà écrit sur d’autres salons, mais ce n’est qu’un enchaînement de moments de bonheur que je m’amuse à vivre en ce moment.
Demain (samedi de 14 à 16h00) rebelote et je m’en réjouis à l’avance !
Allez, 23h30 ! Morphée s’en vient me prendre dans ses bras. (beuuurk, Morphée c’est un mec !!! si si, j’vous jure)
Et pour vous ? Ca c’est passé comment pour le permis ?
Au plaisir
Kasimoto
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