photo , texte et vidéos de Marc seriau , webmaster du site du TEAM VTC125
Un gros contingent français a fait
le déplacement à Albacete, pour la première manche du Campeonato de
Espana de Velocidad, ce 18 avril 2009.
En effet, pas moins de
six représentants, une première, avaient décidé de s’attaquer à cette
véritable antichambre des Grand Prix 125 où pullulent les teams
professionnels aux moyens généreux (Aspar Curvacero, Bluesens BQR,
Andalucia Aprilia, Tey Racing, SAG castro, Hune-RZT, Monlau
Competition, etc) .
- Louis Rossi, KTM FRR du team AX’CLR, en
recherche de confiance après une année difficile passée au sein de
l’Equipe de France GP, - Clément Dunikowski, Aprilia RSV du team
PMS, qui a décidé de passer à l’échelon supérieur après avoir obtenu un
titre de champion de France en 2006, - Steven Lecoquen, Honda «
kité du team VTC, en quête de résultats, après des courses souvent
brillantes mais parfois malheureuses, - Quentin Jacquet, qui a
intégré le sérieux team allemand Hune-RZT et dispose maintenant d’une
Aprilia neuve, après s’être essayé au championnat de France SBK l’année
dernière au guidons d’une KTM, - Richard de Tournay, qui a délaissé le Challenge de l’Avenir au profit du team VTC, - Pierre Ginieys, Honda RS, qui poursuit son apprentissage avec l’aide de Laurent Pradon.
Les
essais du samedi matin se sont déroulés sur une piste séchante et ont
permis de définir une première hiérarchie temporaire (Louis, 4,
Clément, 8, Quentin, 11, Steven, 16, Pierre, 27, Richard, 31) au gré
des problèmes et réglages de châssis, de boîtes de vitesses ou de
moteur.
Hélas, la météo capricieuse qui a sévit durant tout le
week-end sur le plateau situé à 700 mètres d’altitude ne permet aucune
amélioration l’après-midi, à l’exception de deux espagnols qui
relègueront Clément et Quentin une place plus loin.
Finalement,
personne ne focalise sur la feuille de résultats car chacun a bien
conscience que les essais n’auront qu’une importance relative par
rapport aux conditions piégeuses dans lesquelles risquent de se
dérouler la course ; il y a bien un « coup » à faire face aux équipes
espagnoles !
Warm up (piste très mouillée après une forte pluie de cinq minutes) et c’est déjà la course.
Avec
exactement les mêmes conditions météorologiques, excellent départ de
Clément (5ème au premier virage) et Steven (7ème) tandis que Louis
préfère assurer et éviter un éventuel carambolage à cet endroit. Une
dérobade du train arrière de la KTM à la réaccélération du premier
droit lui confirmera d’ailleurs qu’il faut rouler sur des œufs.
A
l’entame du deuxième tour, Clément (2ème) et Steven ( 4ème) jouent les
équilibristes alors que quelques têtes d’affiche font les frais de
conditions de pistes hétérogènes (Adrian Martin, Miguel Oliveira,
Maverick Vinales)…
Steven n’ira pas plus loin (perte du train
arrière) mais Clément creuse un véritable trou devant…. Louis qui, peu
à peu, a construit sa course et réussi à passer un par un tous ses
concurrents, en finissant par Moncayo, le dernier vainqueur ici-même.
Là, on a bien conscience de vivre un moment unique dans l’histoire du CEV !
L’Aprilia provençale garde la tête durant une bonne moitié de la course. La
piste sèche peu à peu et Clément se déconcentre légèrement, ce dont
profitent Louis et Isaac Vinales pour revenir dans ses roues.
L’espagnol
du team Aspar passe d’abord Louis puis Clément pour s’emparer de la
première place et remporter cette première manche tandis que la KTM
orange double peu après l’Aprilia rouge et noire (chiffres blancs sur
fond noir en Espagne, à l’inverse de la France).
Clément, un
moment menacé par Luis Salom sur sa Honda HRC blanche, trouve les
ressources nécessaires pour accélérer à nouveau le rythme et venir
passer la ligne d’arrivée à seulement une longueur de Louis.
Quentin, Richard et Pierre ont chuté alors qu’ils avaient tous accéléré leur cadence de façon notable.
Deux français sur un podium du flamboyant CEV, cela est du jamais vu !
Gageons
que la saison sera véritablement passionnante et que les espagnols vont
maintenant regarder d’un autre œil ces « Franceses » venus avec des
structures beaucoup moins spectaculaires que les semi-remorques
rutilants des gros teams ibériques!